Le 7 septembre 2026, Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) depuis février 2025, a déclaré sur France Inter qu'une nouvelle structure mondiale destinée à soutenir les salles de cinéma allait être créée. Baptisée IRIS, pour International resilience initiative for independent screens (ou Initiative internationale de résilience pour les écrans indépendants), elle vise essentiellement les zones en crise. Une levée de fonds d'environ 30 millions d'euros doit être annoncée le jour même, lundi, à l'occasion du Sommet Lumière, qui réunit environ 200 personnalités de l'industrie cinématographique mondiale à Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes. L'État français s'engage à abonder à hauteur de 10 à 15 %. Cette annonce s'inscrit dans un contexte de baisse marquée de la fréquentation mondiale des salles obscures, estimée à 40 % depuis 2019 selon les propos du président du CNC. Bruel a illustré l'approche par l'exemple d'une salle éphémère ouverte dans une galerie d'art à Damas, où 300 personnes ont pu voir le film Z de Costa-Gavras, suivi d'un échange en visioconférence avec le réalisateur, sur le modèle des salles art et essai françaises. Une quarantaine de cinéastes et acteurs, parmi lesquels Costa-Gavras, Jane Campion, Jim Jarmusch et Isabelle Huppert, ont apporté leur soutien au projet. Une vingtaine d'autres mesures sont attendues en marge du sommet. Les faits établis reposent sur l'interview donnée par Gaëtan Bruel à France Inter, reprise fidèlement par franceinfo (Radio France) dans un article publié le 7 septembre 2026 vers 7 h 27. Le Sommet Lumière lui-même est un événement officiel, coprésidé par Emmanuel Macron et le président sud-coréen Lee Jae-myung, organisé avec le CNC et le Korean Film Council. Des médias comme Le Figaro, Télérama, Les Échos ou franceinfo ont couvert le sommet en amont et le jour J, confirmant la chute de fréquentation de 40 %, la présence de grands acteurs de l'industrie (majors hollywoodiennes, plateformes, exploitants, ministres de la Culture) et l'ambition d'annonces concrètes en faveur du cinéma indépendant et des salles. Les Échos évoquent par ailleurs un fonds international plus large d'un milliard d'euros pour la filière, dont une part via Bpifrance, distinct de l'IRIS selon les informations disponibles. Aucune source officielle du CNC (communiqué détaillé sur le site cnc.fr) ni d'autre institution n'a encore, au moment de cette vérification, publié de confirmation écrite exhaustive sur IRIS au-delà des déclarations radiophoniques. Les recherches sur X montrent principalement le partage de l'article de franceinfo par le compte officiel, sans débat virulents ni démentis immédiats. D'autres initiatives portant le nom IRIS existent dans des domaines différents (écrans techniques, identité, etc.), sans lien avec ce projet. Ce qui reste incertain ou incomplet : le calendrier exact et le succès de la levée de fonds annoncée pour le lundi 7 septembre (l'article de Radio France est matinal), la liste précise des contributeurs privés ou internationaux, le statut juridique de la structure, les critères d'éligibilité des projets soutenus et le volume réel des fonds déjà sécurisés. La contribution étatique de 10 à 15 % représente 3 à 4,5 millions d'euros sur 30 millions ; le reste dépend d'engagements encore à officialiser. Le sommet doit aussi aborder l'IA, les coproductions et l'éducation à l'image, ce qui place IRIS dans un bouquet plus large d'annonces. Aucune contradiction frontale n'apparaît entre les versions. Les reportages de presse convergent sur le diagnostic de crise des salles et sur l'ambition française de leadership diplomatique culturel. Les angles morts concernent surtout la pérennité du financement et l'impact mesurable à court terme dans des contextes de conflit ou de fragilité économique. Conclusion provisoire : la déclaration examinée est exacte. Gaëtan Bruel a bien annoncé la création d'IRIS et la levée de fonds d'environ 30 millions d'euros pour le 7 septembre 2026, dans le cadre du Sommet Lumière. Il s'agit d'une information de première main issue d'une interview radiophonique de service public, cohérente avec le contexte du sommet. Des précisions officielles du CNC et le bilan des annonces de la journée permettront de confirmer la concrétisation et les montants définitifs. À ce stade, rien n'indique une exagération ou une invention.