Bercy a sorti sa feuille de route du mois. Pas un scoop, une routine. L’année est marquée par plusieurs dates clés, dit le communiqué. Paiement de la TVA, impôt sur les sociétés, déclaration sociale nominative… Pour y voir plus clair. On croirait entendre le banquier qui vous rappelle gentiment que le loyer tombe aussi le premier. Sauf que cette fois, le premier septembre 2026 n’est pas anodin.
La page, mise à jour le 26 août, place d’emblée la réforme de la facturation électronique. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes et les ETI doivent en plus émettre et transmettre les données de transaction. C’est officiel, confirmé de tous côtés : economie.gouv.fr, impots.gouv.fr, AIFE. Le calendrier n’a pas bougé. Certains ont râlé, d’autres ont demandé un report. Bercy a tenu bon. On n’est plus dans le « bientôt », on est dans le « mardi prochain ».
Ensuite, le train-train qui ne pardonne pas. 5 septembre : cotisation Urssaf pour les indépendants qui paient au 5. 7 septembre : DSN d’août pour les employeurs de 50 salariés et plus, plus télépaiement. 10 septembre : PASRAU. 11 septembre : DES et état récapitulatif des clients pour les opérations d’août. 15 septembre : DSN pour les moins de 50, retenues sur revenus de capitaux mobiliers, taxe sur les salaires, acompte d’IS (et solde si clôture au 31 mai), second acompte de CVAE. Entre le 15 et le 24 : déclaration mensuelle de TVA au réel normal, date perso dans l’espace pro. 20 septembre : encore Urssaf pour d’autres indépendants. 30 septembre : déclarations de résultats pour ceux qui ont clos au 30 juin, option franchise en base, déclaration micro-entrepreneurs.
Tout cela figure aussi, date pour date, sur le calendrier fiscal d’impots.gouv.fr pour septembre 2026. Les sources primaires se recoupent. Pas de contradiction majeure. La page de Bercy le dit elle-même : ce n’est pas exhaustif. Allez voir le calendrier complet et le site de l’Urssaf. Une mise en garde de bon aloi. On ne va pas se plaindre qu’un ministère rappelle l’heure au lieu de laisser les entreprises découvrir la majoration le lendemain.
Sur le terrain, le vrai bruit tourne autour de la facture électronique. Des baromètres parlent de 66 % d’entreprises se disant prêtes. D’autres s’inquiètent d’une cyberattaque récente à la DGFiP. L’administration annonce de la tolérance pour les bonnes foi documentées. Pas de période blanche officielle, mais pas de guillotine non plus au premier jour. Le discours officiel reste ferme sur le calendrier et rassurant sur l’accompagnement. Les plateformes agréées sont là. Reste à brancher la prise.
Ce qui est faux ou exagéré ? Rien de grave dans la liste elle-même. Elle ne prétend pas tout couvrir. Elle ne transforme pas une échéance ordinaire en révolution. L’angle mort classique : chaque entreprise a son propre profil (effectif, régime, date de clôture, option de versement). La date du 15 n’est pas la même pour tout le monde. Et le 1er septembre de la facture électronique pèse plus lourd que le 15 de l’acompte d’IS pour beaucoup de structures. On a tendance à noyer le poisson numérique dans la soupe des échéances récurrentes.
Le mois d’août 2026 se termine donc comme les autres : avec un pense-bête de l’État. Utile. Exact. Un peu scolaire. La pointe, c’est que la grande réforme numérique arrive pile au moment où l’on collait déjà des dates sur le frigo. Les entreprises qui avaient anticipé sourient. Les autres découvrent que « y voir plus clair » signifie aussi brancher une plateforme agréée avant que le fournisseur d’énergie n’envoie sa première e-facture. Le calendrier ne ment pas. Il attend juste qu’on le lise jusqu’au bout.
Conclusion provisoire : la déclaration de Bercy tient la route. C’est un service public de rappel, pas un scoop. Les faits sont établis par les sources officielles. Le vrai sujet du mois, c’est la bascule électronique du 1er septembre. Après le bruit des reports espérés et des inquiétudes de dernière minute, il reste les dates. Et les dates, elles, ne négocient pas.
Ce qu il faut retenir sur Échéances d’entreprises : Bercy sort le calendrier, la facture électronique s’invite sans tambour
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Georges Darmond
Journaliste politique mediasJe m'appelle Georges. Je suis née dans la région parisienne où j'exerce mon métier de journalisme depuis 1 an dans le domaine du de la politique, médias, social. Aujourd'hui, je m'intéresse tout particulièrement à aux promesses non tenues, aux fausses informations, aux affirmations douteuses qui influencent notre quotidien, nos espoirs et notre espérance dans le futur.
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