Le 16 septembre 2026, lors de la validation des candidatures à la primaire organisée par le PS et Place publique, le bureau national du Parti socialiste a décidé d’écarter Philippe Brun, qui avait pourtant réuni les parrainages nécessaires. Cinq candidats ont été retenus : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. La suspension du député, également du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée, repose sur des accusations formulées par une militante et ex-collaboratrice parlementaire licenciée pour faute grave en juin. Selon la direction du PS, relayée par l’AFP et de multiples médias, les faits allégués portent sur le harcèlement, les violences physiques et l’emploi familial, interdit aux députés. La militante avait saisi dès juillet les commissions internes du parti (lutte contre le harcèlement et conflits), mais la direction n’a été informée des détails qu’en soirée le 15 septembre. Le PS justifie sa décision par la nécessité de défendre les droits des femmes et l’exemplarité, sans se substituer à la justice selon ses déclarations. Philippe Brun, 34 ans, vice-président de la commission des finances, a réagi le soir même lors d’une conférence de presse à l’Assemblée. Il affirme ignorer les faits précis qui lui sont reprochés, n’avoir jamais été le compagnon de la plaignante (celle-ci étant pacsée avec un autre), et dénonce un signalement tardif et non contradictoire qui l’empêche de participer à la primaire. Il se dit victime de harcèlement et de chantage de la part de l’ex-collaboratrice, annonce déposer plainte pour dénonciation calomnieuse et fournit des preuves selon lui de ces faits. Aucun parquet (Paris ou Évreux) n’a enregistré de plainte pénale contre lui à ce stade, et la plaignante n’a pas confirmé publiquement avoir déposé plainte, bien que certaines sources évoquent une saisine possible du déontologue de l’Assemblée. Les sources de presse (Le Monde, franceinfo, Les Echos, Le Figaro, L’Obs, RTL) convergent sur le déroulé et les déclarations des deux parties, sans accès aux éléments concrets des accusations. Des contradictions persistent sur la nature exacte de la relation professionnelle et personnelle, ainsi que sur le timing et le traitement interne. L’affaire, très récente, embarrasse le PS au lancement de sa primaire et relance le débat sur la gestion des signalements internes face à la présomption d’innocence. À ce stade, les faits allégués relèvent d’accusations non judiciairement établies, et la procédure interne du parti prime sur une enquête contradictoire publique. La situation reste évolutive, avec une plainte annoncée par Brun et d’éventuelles suites judiciaires à suivre.