Le 16 septembre 2026, Ursula von der Leyen a déclaré lors de son discours annuel au Parlement européen, en présence du Premier ministre canadien Mark Carney : « Je voudrais œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l’Union européenne ». Cette proposition vise à approfondir les liens existants via l’accord de libre-échange CETA dans des domaines comme la défense, la technologie, l’énergie, les minéraux critiques et l’Arctique, dans un contexte de tensions commerciales accrues avec les États-Unis sous Donald Trump. Plusieurs médias crédibles (Axios, Le Figaro, BBC, Politico, The Guardian) confirment ces propos et le contexte de diversification des partenariats canadiens face aux menaces de Trump de faire du Canada le 51e État américain et aux tarifs imposés. Mark Carney a accueilli favorablement l’ambition d’une alliance renforcée, tout en précisant que le Canada ne cherche pas une adhésion pleine et entière. Trump a réagi le même jour en qualifiant la perspective de « laughable » et en avertissant que, si l’intention lui paraît hostile, il imposerait « very serious tariffs » ou cesserait une partie des échanges avec l’UE. La Commission européenne a insisté sur le fait que ce rapprochement n’est dirigé contre personne. Des incertitudes subsistent : le statut de « membre associé » n’a aucune base juridique définie et surprend les États membres de l’UE, qui n’ont pas été consultés en amont selon Politico. Des discussions sont prévues lors d’un sommet UE-Canada fin octobre, mais tout approfondissement nécessiterait l’accord des capitales européennes et soulève des questions sur les règles du marché unique, les préférences nationales ou les divergences réglementaires (OGM, acier, etc.). Aucune source officielle ne confirme un projet abouti ou contraignant ; il s’agit d’une proposition politique et exploratoire. Les versions contradictoires portent surtout sur l’interprétation : pour Ottawa et Bruxelles, il s’agit de résilience économique et sécuritaire mutuelle ; pour Trump, potentiellement d’un acte hostile. En l’absence de détails concrets ou de vote formel, la menace de Trump reste conditionnelle à son appréciation des intentions. Conclusion provisoire : les faits établis confirment la proposition verbale de von der Leyen et la réaction immédiate de Trump, mais le statut proposé reste flou, non institutionnalisé et sujet à négociations futures.